samedi 27 avril 2013

27 avril 2013

Ce n'est pas tant ton absence qui me gêne, que de m'imaginer tout ce que nous n'avons pas fait et ce temps gâché par le vide de cette histoire.

Dans une histoire éphémère, il y a tant de choses éphémères dont on peut jouir - moments surprenants de douceur, un massage après un bain, un livre à partager, des photos à regarder, des conversations à avoir, enfin un peu de tout comme on dit - de tout ce que nous n'avons pas fait.

Même un plat, je n'ai pas pu le cuisiner, même une bouteille de vin, je n'ai pas pu l'ouvrir, prisonnier que tu es de ta peur de me voir t'aimer, prisonnier de ton agenda, prisonnier de ta vie.

Jamais tu n'auras su ma vie avant toi, jamais tu ne l'as demandé, jamais je n'ai essayé de parler. Jamais je n'aurai su ta vie avant moi. Parfois la pudeur m'en empêche, et ce temps limité, et ces absences, vides  et mes messages dans le vide.

Ce sera là donc le point final de mes regrets, ce manque de paroles.

On aurait pu croire que tu ne m'as jamais aimé, que tu t'en fous, que tu baises et voilà tout. Mais moi je sais les photos que tu prends de moi quand je marche dans le parc, tes yeux, et je sais que tu n'aimes pas me voir partir. Et pourtant jamais tu ne me rappelles.

Pour le reste, c'est foutu.

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