vendredi 5 octobre 2012

6 octobre 2012

Evidemment, avoir une relation avec un homme qui a une peur fondamentale d'être enchaîné fait de moi une  geôlière, et de lui un prisonnier.

Situation que je tente de retourner en lui répétant encore et encore, si tu veux arrêter, on arrête. Si tu veux que j'ouvre la prison, on ouvre. Mais ce n'est pas ça qu'il veut.

Bien sûr, la geôlière est charmante, et le prisonnier gentil - l'horreur de l'enfermement est là. Et tout l'effroi d'être dans une gentille relation jusqu'à la fin de sa vie. Et l'effroi de l'effet destructeur que sa geôlière peut provoquer dans sa vie.

Si j'avais plus de temps, si je le voyais plus souvent, je voudrais lui apprendre à me dire non de temps en temps, seule manière de se protéger. Mais je ne le vois jamais, et je n'ai jamais le temps, et il n'y a donc même pas de place pour se dire non parfois. Ses absences sont sa manière de me dire non, mais ce n'est pas une bonne manière, car j'imagine qu'il se sent coupable et moi punie.

Le prisonnier n'est pas facile, la geôlière fatigue.

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