vendredi 31 août 2012

31 août 2012

Ah oui, sauf qu'il m'a téléphoné le surlendemain. J'ai une nouvelle fois remis l'explication à plus tard, estimant que la promesse était on va dire tenue. J'oscille entre mélodrame donc et carpe diem.

Sans regrets, car à nouveau l'après-midi avec lui a été belle. Je m'attendais à un désistement de dernière minute, preuve d'un déficit de confiance auquel je me dois de remédier.

Comme à chaque fois, il me semble que la complicité est plus forte, l'intimité plus osée, l'émotion plus forte. Il me parle enfin de lui, il m'explique un peu. J'ai parfois l'impression que ca devient de plus en plus passionnel entre nous, avec tout ce que ça implique d'émotions fortes.

Au fond de moi cependant, reste maintenant ce souci d'avoir sa vérité, ce besoin d'une explication, cette certitude que ce que je cherche, c'est au moins autant de l'affection quotidienne que du rêve passionnel. Et puis, ce sentiment bizarre que il me fait tellement perdre le contrôle de moi-même pendant l'amour que tout à coup j'ai décidé de résister.

Les avis sont unanimes autour de moi : laisse le tomber. Il ne te respecte pas, fondamentalement il ne veut pas, tu vas finir par te blesser.Prends le uniquement comme se.x fr.iend. Curieusement, ce n'est pas ça que je veux entendre. Je veux qu'on comprenne que j'essaie là un scénario différent, pas classique.


mardi 14 août 2012

14 août 2012

J'ai décidé d'abandonner. Le terme n'est pas vraiment exact. Je ne sais pas ce que j'abandonne, mais je veux me tourner résolument vers une histoire qui me convient mieux.

Qu'aurais-je été pour lui, après tout je n'en saurai peut-être jamais rien. Je devine un peu plus qu'une s.ex fri.end, un peu de sentiments, une parcelle d'espoir, une crainte fondamentale d'être enchaîné. Ou alors je suis très naïve et je n'étais qu'une femme de passage parmi d'autres, aussi. Mais je ne crois pas, ou alors, de femme de passage, j'aurai réussi à tenir tête, à m'imposer, avec la douceur et l'entêtement qui font partie de moi. Mais je n'ai pas l'impression de l'avoir non plus particulièrement intéressé - mes sujets de réflexion ne l'intéressent pas.

Pourquoi abandonner aujourd'hui? Parce qu'hier il m'a dit "je te téléphone demain" et demain, dit hier, ça veut dire aujourd'hui et qu'aujourd'hui, je n'ai reçu aucun coup de téléphone. J'ai alors pensé qu'après autant de promesses - que je ne demande jamais - mais qu'il croit que j'exige, donc après autant de promesses non tenues, j'aurais dû  au moins avoir trouvé une autre réaction que, une fois de plus, le croire à 100%. Demain, ça ne veut pas dire tantôt, dans la semaine, dans l'année, demain ça veut dire très exactement dans la journée qui suit. Et justement à partir d'aujourd'hui, j'ai décidé d'aimer l'exactitude.

J. déploie beaucoup d'énergie à créer ces situations de dépendance qu'il déteste lui-même. Et bien moi aussi je déteste ces situations de dépendance dans lesquelles j'arrive à me mettre.

Peut-être qu'aujourd'hui j'ai aussi réuni assez de force en moi pour ne pas avoir besoin de rêver. Peut-être aussi qu'aujourd'hui j'ai compris que des hommes bien, aussi doux et intéressants que lui, il y en a d'autres.

Et peut-être aussi que j''ai suffisamment envie de bonheur pour aller vers ce qui me fait du bien, de la tendresse, de la douceur, de l'attention et rejeter ce qui même très subtilement, m'apporte un peu de déception.

Surtout je comprends que je n'arrive pas à avoir la réaction adéquate, et peut-être qu'une autre y arrivera, à le faire réagir et non plus à s'hyper protéger, et qu'après tout, il n'y a pas vraiment de honte à ne pas être à la hauteur de l'histoire. Si après ces mois, voire ces années, je n'arrive pas à trouver la réaction adéquate, et bien ça ne vaut plus la peine d'essayer. C'est que je n'ai pas les capacités ou l'intelligence pour dénouer ça. Et bien tant pis.

Pour consoler mon ego, parfois je pense que je lui ai apporté quelque chose, l'idée d'un début de chemin à suivre, que j'ai réussi à donner un coup de pied dans sa situation qu'il estimait bloquée. Je me dis aussi qu'il m'a apporté de la douceur et du rêve à un moment où j'en avais besoin - le temps de rebondir.

Et pour le reste, j'espère avoir au moins écrit une jolie histoire.

Il y en aura d'autres.


dimanche 12 août 2012

12 août 2012

A la question "mais que trouves-tu dans cette histoire?", j'ai tout de suite répondu "ça me fait rêver". Cette histoire n'est pas vraiment ancrée dans la réalité des vies en marche, mais un rêve qui me tient.
A la question "pourquoi avoir quitté ta propre vie?" , la réponse est simple, je ne rêvais plus. Je subissais un quotidien et je ne voyais plus la suite. Je n'étais pas à proprement parler dans le malheur, mais il n'y avait plus de rêve devant moi .
Et dans ce tourbillon qui me secoue maintenant, cette réalité que je me prends en pleine figure, j'essaie tous les jours de repenser mes rêves, à quoi j'aime rêver, mes projets, le futur.
Pas que je sois une glandeuse, j'ai un rêve et puis je déploie toutes mes forces à le réaliser. Et une fois concret, je pense au rêve suivant.

Alors, si cette histoire marchait un peu mieux - parce que les histoires d'amour, ça marche, ça avance fièrement, j'en aimerais la réalité, j'en suis sûre, et puis je rêverai d'un futur et de tout ce qui est possible quand on se sent aimé.