dimanche 23 décembre 2012

22.12.2012

J'ai fini par écrire une lettre qui est à moitié de rupture et à moitié de pas rupture, mais quand même une lettre, c'est quelque chose de tangible, c'est une action, et dans cette lettre, j'y ai mis mon souhait de prendre de la distance, j'y ai mis mon sentiment de ne pas être à l'aise avec lui.
En relisant plus bas qu'il m'a offert ce petit resto et ce collier, bien sûr j'ai déjà des regrets très profonds. Mais tout ça ne suffisait plus à masquer le caractère insatisfaisant de l'histoire, vouée à rester une side story. Ma dépendance devenait trop forte, mes exigences envers lui trop pesantes;

Et que veux je maintenant que j'ai largué toutes les amarres, et que je suis définitivement seule - ah si je le savais.

J'aimerais encore écrire, plus et plus et mieux.

vendredi 16 novembre 2012

Je dois me résoudre à mettre fin à mon attirance pour lui. Je n'aurai jamais vraiment compris. Je sais que je n'arriverai pas à mettre fin, et donc je dois me trouver un deuxième J. Histoire de ne pas faire peser sur le premier le poids de mes attentes, de mes rêves, de mes insatisfactions et frustrations. Hier fut une journée particulièrement difficile, et pour la première fois, j'ai envoyé un message sous lequel, tiens imperceptiblement, on pouvait deviner une pointe d'énervement.
Au plus je l'attends, au plus il me fait attendre.

samedi 3 novembre 2012

13 novembre 2012

Ah vrai dire, je n'y comprends rien. Je l'ai vu insister pour m'offrir ce petit restaurant, je l'ai entendu me dire qu'entre nous, le lien est décidément très fort. Je l'ai vu précédemment m'offrir un collier. Je le vois me prendre en photo, quand je marche vers lui sur l'herbe. Je le vois essayer d'écouter mes craintes, tenter d'y répondre très honnêtement.
Et puis, je le vois se remettre aux abonnés absents si je lui propose de passer une après-midi avec moi. La dernière fois que nous avons fait l'amour remonte donc, soyons honnêtes à plus de trois mois. Je ne parle même pas d'amour, mais simplement de passer quelques heures ensemble. J'ai cette impression bizarre que maintenant, non seulement ma vie ne l'intéresse pas, mais mon corps ne l'intéresse plus vraiment non plus.
Alors, pourquoi a-t-il insisté pour payer? En fait, là est vraiment le mystère pour moi.
Que suis-je pour lui? Probablement ne le sait-il, très honnêtement, pas du tout.
N'empêche qu'à nouveau, sans qu'il le sache, il a touché une de mes limites, très profondément. Je m'étais donné une espèce d'ultimatum - on se voit vendredi , comme nous en avions convenu, ou basta. Mais quand j'ai voulu lui téléphoner, il m'a simplement répondu "j'ai quitté le pays pour quelques jours".
Alors, basta ?
Je suis très secouée par cette nouvelle absence, cette manière à nouveau, de me dire non sans me dire non. J'ai invité Louis, je lui ai fait passer un bon moment, cuisinant les mets les plus délicieux et prête à l'embrasser le moment venu. Heureusement, le moment n'est jamais venu. Heureusement, car il n'y a que J. que j'ai réellement envie d'embrasser. Une histoire d'attirance qui repose  beaucoup plus sur du rêve, de l'espoir que sur la réalité.



dimanche 14 octobre 2012

14 octobre 2012

Il y avait déjà eu "si je te demande de te promener nue dans un parc, tu le ferais", passablement incompréhensible pour moi - à cela s'ajoute maintenant "promets moi de ne pas accepter de faire des choses dont tu n'as pas envie", ce qui me donne au début l'envie d'éclater de rire.

(Parce que oui, il est possible que je fasse des choses dont je n'ai pas envie- par soumission, ou par envie de recevoir une dose de gentillesse en échange- quelque chose comme ça).

Je réagis du mieux que je peux - mais je suis surprise. Je réponds que sa vision de la femme est incorrecte. Et que j'ai toujours eu envie de faire tout ce que j'ai fait. Et qu'en gros, il est difficile de dire non à un homme qui ne demande jamais rien. Et aussi, qu'en général c'est moi qui propose les f.antasmes que nous réalisons. Oui,me dit il; mais là, le connaissant bien, il se pourrait que je manipule moi ses désirs - pour arriver à son plaisir à lui - non pas par plaisir pour moi toujours dans le but de récolter quelques miettes d'affection dont j'ai tant besoin.  ll a peur que je n'aille au delà de mes envies pour satisfaire les siennes.

Après coup, au fil des heures, seule avec mes pensées, je suis atterrée à en vomir. La colère monte et mes émotions deviennent incontrôlables  Je pleure pour la première fois, je pleure sans plus me contrôler. C'est comme si il rejetait en bloc mes désirs, ma capacité à faire l'amour, à avoir du plaisir. Je ne sais plus faire face. A tort je sais, je me sens rejetée dans le camp des femmes qui sont soupçonnées dès qu'elles aiment faire l'amour - soit putes, soit soumises. Je le sais intelligent, j'essaie de réécouter mentalement ce qu'il m'a dit. Ses craintes d'avoir une femme soumise.  Je ne comprends pas, j'ai eu tellement de plaisir, tellement d'envies, tellement de jouissance, rien à voir avec une féminité passive et soumise.

Je me sens agressée, au delà probablement de ce que lui a voulu dire. L'attaque est dure, même si il n'a pas voulu m'attaquer, car je suis attaquée dans ce qui me constitue le plus profondément, mon goût pour l'amour, le plaisir que j'ai à faire l'amour.

J'ai essayé de répondre que lui me met dans une position de femme soumise par ses absences répétées. Or si j'accepte, ce n'est justement pas par soumission, mais par force. Ce que je lui ai dit quelques semaines avant a probablement joué - à savoir que je voulais aimer , je veux quelqu'un qui marche à côté de moi dans la vie. Mais sa réponse a été très claire, c'est non pour lui. Ce qui nous ramène à une histoire d'attirance physique, d'instants présents. Et pourquoi pas?Les choses en étaient au moins plus claires.

Je suis profondément libre, d'aimer qui je veux, comme je veux - et absolument capable de faire l'amour pour l'amour, mais peu d'hommes aiment qu'on le dise aussi clairement.

Je ne sais pas comment réagir, car, malgré que je ne vois pas comment je pourrais encore lui faire l'amour après ça; je sais qu'après l'avoir engueulé, insulté, agressé verbalement, renvoyé ses attaques, cassé la figure, enfin après lui avoir fait subir tout ce qu'il mérite, il va encore me manquer. Et en plus, j'aurai encore envie de lui.






vendredi 5 octobre 2012

6 octobre 2012

Evidemment, avoir une relation avec un homme qui a une peur fondamentale d'être enchaîné fait de moi une  geôlière, et de lui un prisonnier.

Situation que je tente de retourner en lui répétant encore et encore, si tu veux arrêter, on arrête. Si tu veux que j'ouvre la prison, on ouvre. Mais ce n'est pas ça qu'il veut.

Bien sûr, la geôlière est charmante, et le prisonnier gentil - l'horreur de l'enfermement est là. Et tout l'effroi d'être dans une gentille relation jusqu'à la fin de sa vie. Et l'effroi de l'effet destructeur que sa geôlière peut provoquer dans sa vie.

Si j'avais plus de temps, si je le voyais plus souvent, je voudrais lui apprendre à me dire non de temps en temps, seule manière de se protéger. Mais je ne le vois jamais, et je n'ai jamais le temps, et il n'y a donc même pas de place pour se dire non parfois. Ses absences sont sa manière de me dire non, mais ce n'est pas une bonne manière, car j'imagine qu'il se sent coupable et moi punie.

Le prisonnier n'est pas facile, la geôlière fatigue.

samedi 15 septembre 2012

15 septembre 2012

C'était vraiment compliqué de parler avec lui. J'aimais bien mon idée, un sandwich au parc par temps gris et pluvieux. Parce que si je l'invite chez moi, la sensualité prend le dessus et finit par constituer comme une échappatoire à la discussion. Mais il faisait si gris, si froid, si pluvieux que parler n'était pas simple non plus. Et la sensualité reprit quand même le dessus, car nous avons terminé par une séance de photos sur les marches de l'escalier du vieux musée.
Et puis, ça me fait peur de voir que je ne suis pas vraiment capable d'exprimer mes pensées  avec la force et la clarté nécessaire pour correspondre exactement à ce que je pense. Je bafouille, j'essaie, je me trompe dans mes mots, enfin je dois sembler bien compliquée à comprendre.
J'avais vraiment besoin de clarifier, de savoir ce que lui voulait de tout ça.
Mais finalement, je regrette de ne pas l'avoir écouté plus, car lui m'a parlé de plein de choses sauf de nous. Il m'a expliqué sa manière d'appréhender la photographie, la mémoire visuelle qu'il avait de sa propre vie. Le déroulé visuel qu'il fait mentalement quand il essaie de se souvenir du passé.  Il m'a expliqué pourquoi c'était un loisir obligatoirement solitaire, et que, effectivement, il est capable d'être solitaire. Il ne veut plus de femme chez lui - il ne l'a pas dit en ces termes, mais il l'a dit néanmoins. Il a parlé de Londres qu'il a visitée, de tous les endroits qu'il aimait à Londres. Je lui ai parlé de ses photos, lui demandant si vraiment il ne les montrait jamais à personne. Il m'a expliqué ce sentiment de provisoire qui règle sa vie, il a l'impression d'être dans une période transitoire, qu'il ne vit pas vraiment, mais qu'il est dans l'expectative d'une sorte de vraie vie - même si il sait bien que les instants présents constituent la vraie vie. Et que ça explique beaucoup de choses, et aussi que ses photos ne sont pas prêtes à être regardées.

C'est cette théorie là que je regrette de ne pas avoir plus creusée, mais il faisait froid et parfois simplement je ne sais pas bien répondre.

J'ai commencé la discussion en reprenant ses propres phrases dites quelques mois plus tôt, qu'il avait peur que je ne sois trop dépendante ou trop soumise, enfin bon que je ne l'aime de trop. Je lui ai dit que finalement, même si je ne suis ni dépendante, ni soumise, effectivement il avait absolument raison, je l'aimais et je voulais savoir son sentiment, si ça lui faisait peur.Je lui dit que fondamentalement, je veux quelqu'un qui marche à côté de moi dans la vie.Je prends un soin extrême à souligner que je ne lui fais pas de reproches car il a vite cette tendance à croire qu'on lui reproche ses manques.

 Il dit qu' il ne souhaite pas terminer notre histoire maintenant, que plein de choses sont à découvrir; mais il a effectivement peur "que je n'en demande plus", même si sait que cette histoire, c'est évident, n'est pas une histoire de c. - j'essaie de reprendre ses mots.
 Il me dit cette chose amusante, qu'il a peur que je n'explore ses propres fantasmes que pour lui faire plaisir, ou, si je comprends bien,  par amour ou espoir de l'aimer, sans en avoir le goût moi-même. Ça me fait rire cette vision si masculine du plaisir féminin. Je le détrompe à ce sujet du mieux que je peux.  Sa vision de la femme me semble désastreuse.
Au final, trop froid et trop pluvieux, on se quitte et je suis frustrée de n'avoir pu m'exprimer clairement, mais convaincue que je dois encore essayer.

En y réfléchissant cependant, je suis maintenant  convaincue que cette histoire n'est que se.xuelle, je n'y vois pas de volonté de sa part de partager autre chose, ma vie ne l'intéresse pas d'ailleurs. Ceci n'est pas un reproche d'ailleurs, c'est une réalité qu'il va falloir que nous admettions tous deux.






vendredi 31 août 2012

31 août 2012

Ah oui, sauf qu'il m'a téléphoné le surlendemain. J'ai une nouvelle fois remis l'explication à plus tard, estimant que la promesse était on va dire tenue. J'oscille entre mélodrame donc et carpe diem.

Sans regrets, car à nouveau l'après-midi avec lui a été belle. Je m'attendais à un désistement de dernière minute, preuve d'un déficit de confiance auquel je me dois de remédier.

Comme à chaque fois, il me semble que la complicité est plus forte, l'intimité plus osée, l'émotion plus forte. Il me parle enfin de lui, il m'explique un peu. J'ai parfois l'impression que ca devient de plus en plus passionnel entre nous, avec tout ce que ça implique d'émotions fortes.

Au fond de moi cependant, reste maintenant ce souci d'avoir sa vérité, ce besoin d'une explication, cette certitude que ce que je cherche, c'est au moins autant de l'affection quotidienne que du rêve passionnel. Et puis, ce sentiment bizarre que il me fait tellement perdre le contrôle de moi-même pendant l'amour que tout à coup j'ai décidé de résister.

Les avis sont unanimes autour de moi : laisse le tomber. Il ne te respecte pas, fondamentalement il ne veut pas, tu vas finir par te blesser.Prends le uniquement comme se.x fr.iend. Curieusement, ce n'est pas ça que je veux entendre. Je veux qu'on comprenne que j'essaie là un scénario différent, pas classique.


mardi 14 août 2012

14 août 2012

J'ai décidé d'abandonner. Le terme n'est pas vraiment exact. Je ne sais pas ce que j'abandonne, mais je veux me tourner résolument vers une histoire qui me convient mieux.

Qu'aurais-je été pour lui, après tout je n'en saurai peut-être jamais rien. Je devine un peu plus qu'une s.ex fri.end, un peu de sentiments, une parcelle d'espoir, une crainte fondamentale d'être enchaîné. Ou alors je suis très naïve et je n'étais qu'une femme de passage parmi d'autres, aussi. Mais je ne crois pas, ou alors, de femme de passage, j'aurai réussi à tenir tête, à m'imposer, avec la douceur et l'entêtement qui font partie de moi. Mais je n'ai pas l'impression de l'avoir non plus particulièrement intéressé - mes sujets de réflexion ne l'intéressent pas.

Pourquoi abandonner aujourd'hui? Parce qu'hier il m'a dit "je te téléphone demain" et demain, dit hier, ça veut dire aujourd'hui et qu'aujourd'hui, je n'ai reçu aucun coup de téléphone. J'ai alors pensé qu'après autant de promesses - que je ne demande jamais - mais qu'il croit que j'exige, donc après autant de promesses non tenues, j'aurais dû  au moins avoir trouvé une autre réaction que, une fois de plus, le croire à 100%. Demain, ça ne veut pas dire tantôt, dans la semaine, dans l'année, demain ça veut dire très exactement dans la journée qui suit. Et justement à partir d'aujourd'hui, j'ai décidé d'aimer l'exactitude.

J. déploie beaucoup d'énergie à créer ces situations de dépendance qu'il déteste lui-même. Et bien moi aussi je déteste ces situations de dépendance dans lesquelles j'arrive à me mettre.

Peut-être qu'aujourd'hui j'ai aussi réuni assez de force en moi pour ne pas avoir besoin de rêver. Peut-être aussi qu'aujourd'hui j'ai compris que des hommes bien, aussi doux et intéressants que lui, il y en a d'autres.

Et peut-être aussi que j''ai suffisamment envie de bonheur pour aller vers ce qui me fait du bien, de la tendresse, de la douceur, de l'attention et rejeter ce qui même très subtilement, m'apporte un peu de déception.

Surtout je comprends que je n'arrive pas à avoir la réaction adéquate, et peut-être qu'une autre y arrivera, à le faire réagir et non plus à s'hyper protéger, et qu'après tout, il n'y a pas vraiment de honte à ne pas être à la hauteur de l'histoire. Si après ces mois, voire ces années, je n'arrive pas à trouver la réaction adéquate, et bien ça ne vaut plus la peine d'essayer. C'est que je n'ai pas les capacités ou l'intelligence pour dénouer ça. Et bien tant pis.

Pour consoler mon ego, parfois je pense que je lui ai apporté quelque chose, l'idée d'un début de chemin à suivre, que j'ai réussi à donner un coup de pied dans sa situation qu'il estimait bloquée. Je me dis aussi qu'il m'a apporté de la douceur et du rêve à un moment où j'en avais besoin - le temps de rebondir.

Et pour le reste, j'espère avoir au moins écrit une jolie histoire.

Il y en aura d'autres.


dimanche 12 août 2012

12 août 2012

A la question "mais que trouves-tu dans cette histoire?", j'ai tout de suite répondu "ça me fait rêver". Cette histoire n'est pas vraiment ancrée dans la réalité des vies en marche, mais un rêve qui me tient.
A la question "pourquoi avoir quitté ta propre vie?" , la réponse est simple, je ne rêvais plus. Je subissais un quotidien et je ne voyais plus la suite. Je n'étais pas à proprement parler dans le malheur, mais il n'y avait plus de rêve devant moi .
Et dans ce tourbillon qui me secoue maintenant, cette réalité que je me prends en pleine figure, j'essaie tous les jours de repenser mes rêves, à quoi j'aime rêver, mes projets, le futur.
Pas que je sois une glandeuse, j'ai un rêve et puis je déploie toutes mes forces à le réaliser. Et une fois concret, je pense au rêve suivant.

Alors, si cette histoire marchait un peu mieux - parce que les histoires d'amour, ça marche, ça avance fièrement, j'en aimerais la réalité, j'en suis sûre, et puis je rêverai d'un futur et de tout ce qui est possible quand on se sent aimé.

mardi 10 juillet 2012

Une vieille âme

J'ai une amie qui a des cheveux roux. Elle est  jolie, même si on peut dire que sa lumière est inhabituelle. Elle a les pensées perpétuellement dans les étoiles, prédit l'avenir, lit les planètes et sa vision fine des choses jointe à son goût pour l'ésotérisme m'éclaire souvent.

La semaine dernière, ce sont plutôt les lignes de la main qui l'attiraient. Elle s'est penchée sur toutes les mains autour de la table, et disait à qui voulait l'écouter son parcours de vie, ses amours et ses difficultés.

A moi elle a dit que j'étais une vieille âme. Elle a même montré ma main aux autres, elle la trouvait surprenante. C'est vrai que mes mains ont toujours été vieilles, sèches, ridées, même enfant. Mais voilà, c'est parce que je suis une vieille âme, une âme qui vient de très loin, une âme qui a traversé des millénaires pour arriver ici là maintenant. J'aime bien le compliment, joint à celui de J. qui me compare à une elfe, et dont le précédent et unique compliment en plus de deux ans a été de me dire qu'il me trouvait spéciale.

J"aimerais écrire ce roman là, la vieille âme, et j'y raconterais toutes mes vies.

mercredi 4 juillet 2012

5 juillet 2012

Il a parlé de son prochain voyage, il a parlé de son travail, il a parlé d'une expo vue, d'une anecdote vécue dans le métro,  il a parlé de moi et j'ai parlé de moi. Il a parlé de ses enfants, de sa maison. J'ai toujours cette impression que je ne connais rien de lui.

Il a un mode de vie solitaire, il ne partage rien. Il va voir des expos seul, il prend des photos seul. Il ne partage pas ses photos, il ne les montre pas.

Parfois je veux le secouer, pénétrer sa vie de force, pénétrer son cerveau, ses pensées. Je veux violer son intimité, je veux marcher à côté de lui. Je veux l'obliger à me donner la main.

Il le sait, il se protège.

J'ai cherché ce post que j'aimais bien  mais je n'en revenais pas de voir la date et tous ces mois passés.. je croyais que je l'avais lu il y a deux mois seulement, mais cétait un an et deux mois. Fameuse secousse temporelle et spatiale, qui a bouleversé ma vie.





dimanche 1 juillet 2012

1er juillet 2012

Il m'a regardée alors que je fermais les yeux, et a dit que je ressemblais à une elfe. Vraiment il n'y a pas de compliment plus beau. Une elfe ce n'est pas la beauté incarnée, mais c'est joli, c'est un petit être, enfin, je me suis reconnue. Je ne me souvenais même pas avoir fermé les yeux.
Parfois je pense à ce qu'était ma vie Avant, et aussitôt j'essaie de bloquer mes pensées, afin de ne pas être submergée de regrets et de nostalgie.
Là dans ses bras (malgré que je continue, je trouve, à trop cérébraliser), j'étais juste bien, comme chaque fois. Je ne me lasse pas de lui, ni de ce qu'il dit, ni de sa manière de m'écouter, ni de ses caresses sur moi. Je continue à vouloir plus, ou mieux, comme une insatisfaction perpétuelle. L'amour à peine fini, j'en veux encore. Lui à peine parti, je le veux encore. C'est pour ça qu'il ne me reste qu'à écrire.
Au total, presque deux ans et demi ; dans le détail, on s'est vus très peu. Peut-être mon changement de vie va changer cette histoire - peut être seulement.

vendredi 1 juin 2012

Vendredi 1er juin 2012

Je vis un mélange permanent d'enthousiasme et d'angoisses. Je vis les montagnes russes de ce changement de vie ressenti comme brutal, agressif, purement violent et d'une vie qui renaît pleine de charme et d'espoir.

Cette semaine j'ai dormi avec J. et l'absence qui suit me pousse à parler de lui. Déjà plus de deux ans de cette relation chaotique. Mon meilleur ami attire mon attention sur le caractère purement se.xuel de cette histoire. Son conseil n'est pas mauvais: prends cette histoire comme lui la prend.


Oui. Oui mais quand je le vois - et les rares fois ou on s'est téléphonés, lui me fait passer bien plus que ça. Il me parle de ses angoisses, il me parle de ses petits bonheurs, notre histoire est pour lui évidente.