dimanche 25 décembre 2011

25 décembre 2011

Quel bonheur, dites moi, de se retrouver seule dans une maison vide et étrangère? Aucun. Ni la sensation d'avoir fait avancer les choses, ni la sensation d'être libre, ni la sensation d'un avenir meilleur.Solitaire dans un trois pièces, tout ce qu'il nous reste (Pierre Rap.sat)
Il reste la merde.

Un chagrin fou, une douleur inimaginable.La culpabilité de n'avoir aucune force,  et la culpabilité de me dire que je n'y arriverai pas. Chaque nouveau meuble choisi est une merde, autant que la couleur de mes rideaux, et cette maison que j'ai choisie.

Que me reste-t-il? Une espèce de volonté qui m'empêche de me plaindre. Une hargne à me retrouver. C'est déjà ça. A nouveau, je me compare aux autres qui réussissent soit leur mariage, soit leur divorce, enfin bon qui ont l'air de savoir ce qu'ils veulent, qui ne font pas la Cosette perpétuelle et pleurnicheuse.


1 commentaire:

  1. Parce qu'il n'y a pas de séparation sans douleur, même les "réussies".
    Parce que nous sommes capables de vivre par et pour nous même.
    Parce que nous avons le courage de mettre fin à l'insupportable.
    Parce qu'on sait reconstruire... ou au moins avoir la force d'essayer... et l'espoir de le croire possible.
    Sola

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