dimanche 25 décembre 2011

25 décembre 2011

Quel bonheur, dites moi, de se retrouver seule dans une maison vide et étrangère? Aucun. Ni la sensation d'avoir fait avancer les choses, ni la sensation d'être libre, ni la sensation d'un avenir meilleur.Solitaire dans un trois pièces, tout ce qu'il nous reste (Pierre Rap.sat)
Il reste la merde.

Un chagrin fou, une douleur inimaginable.La culpabilité de n'avoir aucune force,  et la culpabilité de me dire que je n'y arriverai pas. Chaque nouveau meuble choisi est une merde, autant que la couleur de mes rideaux, et cette maison que j'ai choisie.

Que me reste-t-il? Une espèce de volonté qui m'empêche de me plaindre. Une hargne à me retrouver. C'est déjà ça. A nouveau, je me compare aux autres qui réussissent soit leur mariage, soit leur divorce, enfin bon qui ont l'air de savoir ce qu'ils veulent, qui ne font pas la Cosette perpétuelle et pleurnicheuse.


lundi 3 octobre 2011

3 octobre 2011

Je ne sais pas ce que j'ai préféré. Il y a eu l'attente en lisant un livre dans un lobby près d'une lumière tamisée, le fait de le voir arriver du coin de l'oeil alors que je me remettais un peu de rouge à lèvres. Un long baiser (moi qui me souviens avoir dit que je ne savais pas embrasser). Je réclame une douche, on n'arrive pas à la prendre, on n'arrive pas à arrêter de s'embrasser et de se caresser. Ses idées créatives pour faire l'amour, pleines d'imagination et de drôleries. Son rire quand je lui raconte mes fantasmes, sa manière de dire ma chérie. Les questions qu'il me pose, les réponses que je n'arrive pas à donner. Son odeur d'eau de toilette et de cigarette, de peau masculine.
Son appareil photo et les poses que je n'arrive pas à prendre.
Son visage et son corps que je devine nu quand il me regarde partir par la fenêtre.
Son odeur qui reste sur mes mains.
Sa douceur en moi.

jeudi 29 septembre 2011

29 septembre 2011



Je t'offre un verre d'eau glacée.
N'y touche pas distraitement.
Il est le fruit d'une pensée
Sans ornement.
Odilon Jean Périer
Tout paraît si simple quand je le vois;si simple que j'en oublie les mots que je veux dire ou les explications. Si simple que je ne veux qu'une chose, qu'il m'embrasse.
Tout est si simple quand je suis dans ses bras que je n'arrive plus à écrire. Tout est si simple que plus aucun mot ne vient. C'est une attirance simple, une histoire d'amour simple et jolie, même à l'intérieur d'une vie compliquée.

Je le trouve beau, ses yeux me fascinent, ses mains, ses joues, tout son corps. Je le trouve fin et intelligent ; j'apprécie sa finesse à ne pas m'embarrasser de trop de questions mais à me laisser parler ; j'apprécie l'intelligence de ses idées sur le monde.

Je le trouve créatif, j'aime sa manière de faire l'amour. Parfois je veux plus, ou différemment, et je me dis qu'on a le temps. Souvent il arrive à me surprendre et j'en suis étonnée. Ses mains sur moi me font trembler, toujours.

Je le trouve doux, je sais que parfois il est fâché, je le vois à ses yeux et au silence qui suit. Il se maîtrise extrêmement alors, et ça me plaît.

Je le trouve rigolo ; j'ai remarqué qu'il aime les petites blagues, on dirait que ça le rend heureux, alors je lui en réclame. Même au milieu de l'amour, je lui réclame une blague. A n'importe quel moment.

Plus que tout, plus que tout ce qu'il a dit, fait, qu'il m'ait appelée ma chérie m'a très impressionnée.

Alors ne m'en voulez pas trop, de ne plus avoir aucun mot à écrire, une histoire aussi simple ne se raconte pas vraiment.